Taxis lausannois : oui à l’évolution, non à la loi de la jungle

Position commune des Verts lausannois, de La Gauche (Lausanne) et du Parti socialiste lausannois

L’arrivée de la société Uber dans la région lausannoise a suscité des craintes, des débats et aussi un certain engouement. La particularité des services qu’elle offre est d’être, de prime abord, difficile à classer et à appréhender dans les cadres habituels. Cette modernité semble parfois lui assurer une large sympathie… Pourtant, la jolie étiquette d’économie du partage est trompeuse : loin de promouvoir la mise en commun, Uber ne fait qu’introduire par les interstices des règlements une concurrence brutale à côté de laquelle les cas de sous-enchère salariale qui défraient la chronique dans le secteur de la construction font pâle figure. [+]

Le secteur énergétique doit rester en mains publiques

Version longue d’un article paru dans Pages de gauche en décembre 2014

En 2002, les citoyen-ne-s refusaient le projet de Loi sur le marché de l’électricité (LME), attaqué en référendum par la gauche. Le PS, après un temps d’hésitation, avait finalement mené la récolte de signatures et la campagne de votation. Cette victoire, interne au parti d’abord, puis devant le peuple, avait contribué à clarifier la ligne officielle socialiste sur les services publics. Il faut se rappeler qu’une année plus tôt, en 2001, le Manifeste du Gurten exprimait l’adhésion de plusieurs élus du parti à un social-libéralisme brutal. [+]

Spécial indécis – réponses à quelques mauvais arguments contre l’initiative 1:12

Encore indécis sur l’initiative 1:12? Quelques objections vous intriguent, vous taraudent, vous font douter? Pour vous convaincre de soutenir cette initiative, voici quelques réponses aux objections les plus régulièrement formulées:

  • L’initiative sera facile à contourner par des externalisations.

Non, ce n’est pas si simple. Depuis l’acceptation de l’initiative Minder, il est interdit pour une société suisse d’être dirigée par une personne morale différente (Art. 95, al. 3, let. b: “La gestion de la société ne peut pas être déléguée à une personne morale”). Ceci limite très fortement l’externalisation de la direction que brandissent les opposants. [+]

Quelques interventions au sujet de l’initiative 1:12

Bron et les donneurs de leçon

Article paru dans Pages de gauche de septembre 2013

C’était en 2004: une exposition critique sur la démocratie suisse de l’artiste Thomas Hirschhorn organisée par Pro Helvetia faisait débat. En cause, la représentation dégradante qu’elle faisait de Christoph Blocher, alors membre du Conseil fédéral. L’UDC, par la voix de son président Ueli Maurer, avait annoncé qu’elle demanderait la suppression des financements publics de Pro Helvetia. [+]

Alternativlos

Article paru dans Pages de gauche de mai 2013

On ne devrait parler que de ça, même en dehors du pays : la première puissance économique de la zone euro élit, cet automne, son parlement. Et pourtant, la politique allemande est morne. Les tensions qui traversent l’Europe obnubilent l’attention et ne favorisent pas, pour dire le moins, la remise en question de la politique menée par la Chancelière A. Merkel (Christlich-demokratische Union, CDU, centre droit). Face à la crise qui ronge les pays « du sud », les dirigeants et systèmes médiatiques de tout le continent concourent à présenter l’Allemagne comme l’une des dernières nations épargnée, connaissant croissance et faible chômage. [+]

La tâche des socialistes

Discours de candidature à la présidence du PS lausannois, prononcé devant l’assemblée générale du 27 mars 2013

Mes chères et chers camarades,

C’est avec un grand plaisir, mais aussi avec une certaine émotion, que je vous propose aujourd’hui ma candidature à la présidence de notre section.

Si je le fais, c’est conscient de l’importance de la tâche, conscient du rôle central de notre parti dans la vie politique lausannoise, conscient du besoin toujours aussi pressant qu’a la ville de nos valeurs et de notre efficacité, mais aussi du besoin qu’ont la Suisse et le monde de nos propositions et de nos idées.

Il n’y a pas besoin de répéter que nous traversons une période troublée. Partout, les inégalités augmentent, partout la pression sur les citoyens s’accroît. Le temps des grandes conquêtes sociales nous paraît, parfois, appartenir définitivement au passé et nous cantonner dans des postures défensives. Le rouleau compresseur libéral n’avance que plus vite en temps de crise, et l’époque ne semble pas faite pour les idéaux d’égalité et de justice.

Là où le libéralisme suscite des frustrations légitimes, nous les voyons se diriger contre les plus faibles, les chômeurs, les étrangers ou les pauvres – et cette tendance est mondiale. Là où les projets supranationaux devaient fédérer les peuples et les mettre sur pied d’égalité, nous les voyons nourrir les égoïsmes nationaux – c’est le destin actuel de l’Europe. Là, enfin, où semblent enfin se dessiner des solutions justes, des solutions solidaires, nous les voyons trop souvent balayées, en dernière instance, par le pouvoir de l’argent et par celui de la peur – comme cela s’est produit dans de nombreuses campagnes récentes en Suisse, avec à la clé parfois des résultats incohérents, comme si à l’injustice ressentie ne pouvaient être apportées que des réponses injustes elles aussi.

Quelle est, dans ce contexte, la tâche des socialistes, notre tâche à tous ? Je considère qu’elle se décline en trois volets. [+]