Moins de sommets sur le plateau : pour un plan communal anti-pics de pollution

Postulat déposé le 31 janvier 2017 au Conseil communal de Lausanne

La vague de froid qui touche le plateau et notamment les rives du Léman engendre des dépassements des valeurs limites de concentration de particules fines qui représentent un danger pour la santé publique. Plusieurs types de mesures peuvent être envisagées pour y faire face.  

Les particules fines sont des poussières de très petite taille (moins de 10 µm (micromètres ou millièmes de millimètre) en suspension dans l’air. Emises notamment par les chauffages, les véhicules à moteur ou l’activité industrielle, elles sont nocives pour les voies respiratoires ainsi que pour le cœur. L’affaiblissement des défenses immunitaires, les réactions allergiques aigues et l’asthme sont quelques-uns des phénomènes sanitaires constatés dans les populations exposées à de trop grandes concentrations. Un consensus scientifique émerge par ailleurs autour de l’idée que les particules les plus petites, dites PM 2.5 (moins de 2.5 µm), ont des effets encore plus nuisibles. Ainsi, alors que cette sous-catégorie ne fait pas encore l’objet, dans notre pays, de relevés systématiques ni de normes, la Commission fédérale de l’hygiène de l’air considère qu’ « il convient d’introduire une valeur limite d’immission pour les fractions plus fines (PM 2.5) »[1]. Plus inquiétant, et toujours selon cette commission fédérale, « les études longitudinales ne permettent pas d’identifier un seuil de concentration en-dessous duquel elles n’auraient pas d’effet »[2] – autrement dit, même des faibles concentrations nuisent à la santé. [+]

Partage ou piratage?

Texte paru dans Le cercle du Matin dimanche le 22 janvier 2017

Airbnb a créé un outil novateur et efficace. En quelques opérations simples à l’aide d’un ordinateur ou d’un téléphone, son site permet à n’importe qui de mettre en location une chambre, un appartement ou simplement un lit gonflable dans un coin – comme le rappelle le nom de l’entreprise. Quelques revenus de plus pour les loueurs, une meilleure utilisation des surfaces habitables, une nouvelle manière communautaire de voyager chez l’habitant: voilà pour la jolie fable technologique de l’économie dite «de partage». [+]